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Au décours d’un article intitulé « Les pérégrinations du staphylocoque doré » (version électronique du quotidien Le Monde daté du 22 janvier), on ne peut manquer de relever cette phrase « Sur le plan pratique, “à l’hôpital, rien ne remplace le lavage des mains”, confirme François Vandenesch ».
C’est au milieu du XIXème siècle, il y a plus de 150 ans, qu’Ignace-Philippe SEMMELWEIS (1818-1865) a mis en évidence le rôle de la transmission manuportée du “processus pathogène”. En effet, en Autriche, la fièvre puerpérale dépeuplait les maternités.
SEMMELWEIS avait alors constaté que les étudiants en médecine venaient examiner les femmes en travail après avoir disséqué des cadavres, sans s’être lavé les mains. Par contre, les femmes examinées par les élèves sages-femmes, qui n’avaient pas accès à la salle d’anatomie, étaient beaucoup moins souvent atteintes par la fièvre puerpérale. Et le comble c’est que les femmes qui accouchaient dans la rue, de peur de mourir à l’hôpital, étaient épargnées par la maladie.Il prescrivit alors, en mai 1847, l’emploi d’une solution d’hypochlorite de calcium pour le lavage des mains entre le travail d’autopsie et l’examen des patientes : le taux de mortalité chuta de 12 % à 2.4 % !
Relisez la magnifique thèse du Docteur DESTOUCHES, alias Louis-Ferdinand CELINE. Elle devrait être remboursée par la sécu ! Ou par l’ONIAM…
En effet, il y a là une source d’économies, y compris en vies humaines !