Longtemps les terres hospitalières connurent les guerres de religions. Entre les tenants du service public et les adeptes du libéralisme, le combat des valeurs, des doctrines et des dogmes ne connut guère d'accalmies.
La secte minoritaire des privés sans but lucratif, malgré un louable effort de syncrétisme, n'apaisa en rien ces passions quérulentes.
En cette période électorale, les diverses chapelles multiplient leurs efforts de prosélytisme auprès des gardiens du temple républicain de la santé avec le secret espoir d'accroître substantiellement leur obédience, mais cette espérance récurrente au fil des échéances quinquennales n'est-elle pas vaine ?
Mes pérégrinations passées de moine soldat m'ont en effet permis de connaître les rives tourmentées du fleuve Moulouva, au Maroc. L'un de ses petits affluents, le Za, arrose une vallée quasi inconnue dans laquelle le porteur de la nouvelle pensée hospitalière unique a développé ses conceptions antithéistes que nos gouvernants ont formalisées et amplifiées.
Ces querelles métaphysiques relatives au choix des divinités hospitalières à adorer sont désormais révolues, car l'athée de Za dicte sa loi sans partage…
Maudyz Le Moine

